La qualité de l’air en Thaïlande varie considérablement selon les saisons et les régions. Comprendre ces variations est essentiel pour les résidents étrangers qui s’installent ou se déplacent dans le pays, notamment pour des raisons de santé.
Les régions les plus affectées
Le nord du pays, particulièrement autour de Chiang Mai et ses provinces adjacentes, connaît les niveaux de pollution les plus élevés pendant certaines périodes. Cet impact s’explique par la géographie : les vallées montagneuses piègent les polluants. La région centrale, dont Bangkok, subit aussi des pics réguliers. Le nord-est et le sud, avec leurs reliefs moins marqués, connaissent généralement une meilleure circulation de l’air, bien que les variations demeurent sensibles.
Les saisons critiques
La saison sèche, de novembre à février, marque le début des problèmes. C’est entre février et mai que la situation s’aggrave le plus, surtout dans le nord. Cette période correspond aux brûlis agricoles : les agriculteurs brûlent les chaumes des cultures précédentes, libérant d’énormes quantités de particules fines dans l’atmosphère. L’absence de pluies durant plusieurs mois empêche la dispersion naturelle des polluants. Les mois de mars à mai sont généralement les plus critiques. La mousson arrive en mai-juin et améliore nettement la qualité de l’air.
Autres sources de pollution
Au-delà des brûlis agricoles, la circulation routière en milieu urbain, les industries et la construction contribuent à la dégradation. Bangkok, centre urbain majeur, accumule émissions automobiles et poussières de chantier.
Protéger votre santé
Si vous habitez ou travaillez en Thaïlande, surveillez l’indice de qualité de l’air (AQI) via des applications mobiles ou le site de la Pollution Control Department. Durant les pics de pollution, limitez vos sorties en fin d’après-midi, moment où les concentrations culminent. Les masques FFP2 ou N95 offrent une protection efficace lors des déplacements obligatoires. À domicile, un purificateur d’air avec filtre HEPA réduit significativement l’exposition intérieure.
Si vous envisagez un changement de résidence ou une expatriation en Thaïlande, la question de la qualité de l’air mérite d’être intégrée à votre réflexion, surtout si vous avez des sensibilités respiratoires ou des enfants. Le sud du pays offre généralement des conditions plus stables. Consultez votre médecin avant de vous installer dans une région affectée, particulièrement si vous souffrez d’asthme ou de bronchopathie chronique.
Source : Français en Thaïlande






